De la mérule sous un escalier en bois
DAMIEN LEVEQUE EXPERT BOIS

DAMIEN LEVEQUE EXPERT BOIS

Zoom sur la mérule, ce champignon qui nuit gravement au bois dans nos maisons

La mérule est un champignon bien connu des propriétaires de maisons, en particulier en Bretagne ou en Normandie, mais qui commence à apparaître aussi dans le Sud-Ouest. C’est un champignon très costaud, qui peut générer de gros dégâts dans une construction au niveau de ses parties en bois, et peut donc avoir des conséquences importantes en termes de solidité structurelle. 

Bien reconnaître la mérule, ce champignon qui s’attaque au bois

La mérule est bien connue dans le monde du bois et notamment dans le milieu du bâtiment : pourtant, elle n’est pas appréciée par grand monde ! C’est sans doute le champignon le plus répandu et le plus néfaste pour le bois en France. 

La mérule ne possède pas de racines, mais des rhizomes avec des cordons assez longs. Grâce à ses ramifications (appelées syrrotes), elle peut s’immiscer dans les joints de maçonneries sur plusieurs mètres, afin de trouver une source d’humidité qui lui permette de subsister. C’est ainsi qu’on peut avoir un trop plein d’humidité à un endroit, mais voir apparaître le champignon plusieurs mètres plus loin !

En tant que champignon lignivore, la mérule se nourrit du bois. Elle se développe lorsque le taux d’humidité de la pièce ou du bâtiment dépasse les 20-22%*. Sa croissance est impressionnante puisqu’elle peut grandir de 4 mm par jour ! Elle se développe d’autant mieux que la pièce est confinée et que la température oscille entre 20 et 26 degrés. 

La mérule forme en surface des traces cotonneuses épaisses et blanches, assorties de filaments gris. Ses fructifications ont une couleur rouille bordée de blanc, et on peut voir aussi des spores rouges. Les professionnels certifiés comme Damien Lévêque peuvent l’identifier assez facilement, mais il arrive que d’autres acteurs du bâtiment la confondent avec des champignons à l’aspect similaire, comme le coniophore (ou champignon des caves).

Dégâts et traitement de la mérule dans une structure bois

La mérule peut rapidement générer de gros dégâts sur du bois (pourriture cubique), mais elle est susceptible de s’attaquer aussi à de la cellulose et donc à tout ce qui en contient, comme le papier. Ce champignon se retrouve dans des résineux, mais aussi dans des feuillus comme le chêne. 

Reconnaître la mérule, diagnostiquer sa présence et mesurer l’impact de son développement dans une structure bois, fait partie des compétences de Damien Lévêque en tant qu’expert en état parasitaire. Malheureusement, quand elle est détectée, le mal est déjà souvent important. Notre expert bois a récemment été amené à la repérer derrière un escalier en bois : seule la tête ressortait, visible, pourtant les dégâts ont été importants puisqu’il a fallu casser la moitié de l’escalier.

En étant sûr du champignon que l’on traite, on gagne du temps et on économise de l’argent. En effet, le traitement de la mérule est très lourd et donc très coûteux, tandis que s’il ne s’agit pas de mérule, alors on peut résoudre le problème pour un budget souvent 5 à 6 fois moindre. En cas d’attaque de mérule, il faut fréquemment démolir et reconstruire des pans importants de la construction infestée.

Une fois le constat établi, il est important de circonscrire rapidement la propagation de la mérule, en faisant intervenir un professionnel spécialisé dans le traitement de ce champignon. L’intérêt de s’adresser à un expert bois comme Damien Lévêque est qu’une fois repéré le champignon, il est susceptible de faire appel à un laboratoire d’analyse afin de confirmer qu’il s’agit bien de mérule. Son avis est parfaitement impartial : il n’a aucun intérêt à diagnostiquer de la mérule, si ce n’en est pas. Enfin, il peut orienter vers des entreprises pertinentes, compétentes et certifiées pour le traitement biocide de ce champignon. 

Pour éviter d’en arriver là, il est important d’être attentif aux traces d’humidité les plus insignifiantes. On peut alors avoir besoin de réparer rapidement l’enveloppe extérieure d’un bâtiment, de résoudre un problème de fuite ou encore une remontée d’eau par capillarité. Le mieux reste bien sûr de ne pas se retrouver en situation de taux d’humidité trop important. Une construction saine, qu’on prend soin de bien aérer, permet de prévenir le développement des champignons. 

* Source : site ctbaplus.fr

Damien Lévêque est expert bois et notamment expert en état parasitaire. Il intervient régulièrement dans le règlement de litiges dans des constructions bois. Voir aussi l’article : « Notre expert bois devient expert juridique ».

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