Une charpente industrielle, appelée également fermette
DAMIEN LEVEQUE EXPERT BOIS

DAMIEN LEVEQUE EXPERT BOIS

Expert bois : l’audit en usine de charpente industrielle

Ces dernières semaines, FCBA (institut technologique spécialisé dans le domaine du bois) a commandé plusieurs audits dans des usines de charpente industrielle à Damien Lévêque, notre expert bois. Région par région, il sillonne la France pour contrôler installations, process et respect des normes.

Une tournée d’audits avec notre expert bois

Quand Damien Lévêque part en tournée, ce n’est pas pour faire le show, même si le rythme est aussi intense que pour un spectacle ! Récemment il a réalisé une tournée dans des usines de charpente industrielle dans la vallée du Rhône, avant d’enchaîner avec des visites en Occitanie, puis dans le sud de la France. Quand on sait qu’il a déjà parcouru le Nord à travers des audits de ce même type de structures en fin d’année dernière, on comprend qu’il maîtrise son sujet.

Il s’agit pour notre expert bois d’aller vérifier que le cadre du marquage CE pour les charpentes industrielles est bien respecté dans ces usines. Un certain nombre de normes, mais aussi une liste de procédures, doivent être scrupuleusement suivies par ces fabricants, dont les produits se retrouvent ensuite au-dessus de nos têtes.

Quel que soit le produit bois, les usines de fabrication doivent répondre aux mêmes problématiques de rigueur et de sécurité. C’est ainsi que les usines font parfois appel à Damien Lévêque pour du conseil, dans le but d’améliorer leurs pratiques et de passer un audit avec succès. Bien sûr, quand il joue le rôle de conseil pour une usine, ce n’est pas lui l’expert bois qui audite ensuite l’usine : un peu comme un expert-comptable ne doit pas être aussi le commissaire aux comptes d’une entreprise.

Lire aussi l’article :  » MISE EN PLACE D’UN SYSTÈME DE CONTRÔLE DANS UNE USINE DE BOIS LAMELLÉ-COLLÉ « 

L’audit d’une usine de charpente industrielle par un expert bois

La fabrication de charpente industrielle est dictée par la norme EN NF 14250. Cette norme explique comment produire la charpente, et détaille les contrôles à réaliser durant la production de la fermette (aussi appelée « charpente américaine »). Elle impose une fréquence à laquelle ces contrôles doivent être réalisés, ainsi que la façon dont ils doivent être enregistrés et archivés.

Chaque usine doit évidemment appliquer à la lettre ces normes, en se basant sur un CPU : système de contrôle de production en usine, mis en place en fonction du produit fabriqué, des outils de production et de contrôle, de l’équipe (effectif, qualifications, etc.)… Chaque opérateur de l’usine doit réaliser différents contrôles et en reporter les résultats dans un document dédié.

Il s’agit pour chaque collaborateur de vérifier et de noter la provenance du bois, sa date de livraison, son taux d’humidité, sa classe mécanique, sa section, son traitement en amont… en faisant appel à ses connaissances, mais aussi aux outils de contrôle dont il dispose. Or tout outil de contrôle doit lui-même être régulièrement vérifié !

Par exemple, s’agissant des fermettes, un point de contrôle important est celui de l’assemblage entre le bois et les connecteurs, qui doivent être posés selon des dimensions édictées par un logiciel de calcul. Le bois doit être de classe mécanique C24 : soit l’usine de fabrication de charpente industrielle achète du bois estampillé C24 avec le marquage CE (elle reçoit de son fournisseur une attestation), soit elle décide de contrôler en interne ce classement. Il en va de même pour le traitement fongicide-insecticide : soit l’usine achète des bois déjà traités, soit elle préfère traiter elle-même le bois, mais elle devra toujours pouvoir prouver que son traitement respecte la norme.

Si certains éléments passés au crible ne sont pas satisfaisants, l’expert bois auditeur met en place ce qu’il appelle des écarts, plus ou moins critiques. L’usine doit lever ces écarts dans un délai court. En général, la situation se débloque rapidement et la production se poursuit dans la conformité. Si les écarts s’avèrent trop importants et que l’utilisation des produits fabriqués représente un danger manifeste, alors FCBA peut décider de suspendre le marquage CE, rendant alors impossible la distribution du produit. Ceci reste du domaine de l’exceptionnel, mais notre expert bois veille au grain !

Plus d’infos sur FCBA et ses certifications sur leur site.

Vous souhaitez en savoir plus sur les compétences de Damien Lévêque : contactez-le !

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